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Mon maître Raja – celui qui m’a fait découvrir la Marma Point Therapy

Par Javi Molero – BioTouch Method®
Avant de rencontrer Raja en Inde, à Rishikesh, j’avais lu dans les anciens textes médicaux de l’Inde qu’il existe cent-sept marmas dans le corps humain.
On les décrit comme des points vitaux, des carrefours où se rejoignent les muscles, les vaisseaux, les ligaments, les os et les articulations.
En vérité, ce ne sont pas des points mystiques, mais des zones de rencontre, des croisements sensoriels où la mécanique du corps, la circulation du sang et la perception nerveuse se rejoignent.
Si je traduis ça avec mes mots d’aujourd’hui, c’est comme si chaque marma était un centre neurofascial, un nœud de communication entre structure, souffle et conscience.
Là où plusieurs tissus se croisent, la vie circule plus fort.
J’ai compris tout cela le jour où j’ai rencontré Raja.
Un vrai yogi. Un homme avec l’éternel sourire et la jeunesse perpétuelle.
Je suis passé entre ses mains comme un simple client, sans imaginer que j’allais vivre une des plus grandes expériences sensorielles de ma vie.
Il a ouvert en moi, instantanément, quelque chose de profond : la créativité, la clarté, la respiration parfaite.
Ça peut paraître abstrait, un peu ésotérique peut-être, mais c’est la vérité.
En plein milieu de la séance, je me disais : si je pouvais connaître ne serait-ce que dix pour cent de ce qu’il sait, je pourrais vraiment faire du bien aux gens.
L’amplitude de la libération marmique est immense.
Ce sont des zones de conversion, des passages de tension et de mémoire qui parfois restent fermés des années.
Chez certaines personnes, ces jonctions sont comme endormies, et quand elles se rouvrent, c’est tout le corps qui respire à nouveau.
Dans mon cas, la magie a opéré tout de suite.
J’avais déjà mes bases en massage, en mobilité thérapeutique du yoga, le pranayama, et le travail du souffle.
Mais le toucher, dans ses mains, c’était autre chose.
Une puissance silencieuse, sans limite, une connaissance du corps qui vient d’un autre temps.
Il voyait à travers la peau. Il écoutait le corps comme on écoute un chant, et il lui répondait.
Le nom des muscles ou des os reste inutile pour lui.
Son massage était un vrai soin ayurvédique du Nord de l’Inde, avec ce mélange de styles et de rythmes qui donnent envie d’apprendre pour toute une vie.
La pression, le pétrissage, le tapotement : tout servait à réveiller le corps.
Le fascia répondait, vibrait, se relâchait, retrouvait sa balance.
Mais au-delà de la technique, il y avait le souffle.
Chaque mouvement était guidé par la respiration, un prāṇāyāma en acte.
Notre souffle long, doux, rythmé, portait nos mains.
Notre gorge vibrait dans un humming bramari, ce bourdonnement de l’abeille qui nettoie la tête et ouvre le cœur.
Par moments, on passait à ujjayi, la gorge légèrement fermée, le souffle chaud, concentré, méditatif.
Et quand le receveur entre dans la même danse avec respiration, tout change.
Le système vagal s’éveille, la température du corps se transforme, la peau respire, les muscles s’abandonnent.
C’est comme une danse silencieuse où chaque geste devient souffle, chaque souffle devient soin.
C’est là que commence ce que j’appelle aujourd’hui le vrai remedial massage : quand la main ne pousse plus mais écoute.
Les marmas s’ouvrent, la biologie reprend son intelligence naturelle.
Le corps nous parle. Grâce au toucher.
Voilà pourquoi BioTouch.
Il montre les chemins pour retrouver l’équilibre, il donne les signaux, les indices.
Nous, praticiens, on n’a qu’à apprendre à lire ce langage.
Raja, lui, le connaissait comme une langue maternelle.
C’était un alphabet invisible que la raison ne peut pas comprendre.
Je le regardais, admiratif, avec cette curiosité d’enfant qui veut tout savoir.
Je remercie tous mes maîtres, mais à mon Guruji Raja, c’est à lui que je dois le plus.
C’est lui qui m’a donné les premières lettres de cet alphabet merveilleux.
Il m’a appris que la guérison ne vient pas des mains, mais de l’écoute entre les mains.
Et qu’à travers le prāṇāyāma, le corps devient le lieu même de la conscience.
Merci, Raja.
Tu m’as appris que le soin commence là où le souffle et la main deviennent la même chose.

Inspiration du jour
Suśruta Saṃhitā
Śārīrasthāna VI — Les points vitaux du corps humain
« Les marmas sont les points de rencontre des muscles, des vaisseaux, des ligaments, des os et des articulations.
En eux réside la vie (prāṇaḥ pratiṣṭhitaḥ).
Lorsqu’ils sont blessés, la mort (maraṇaṃ) peut survenir. »
