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Et si le massage était la clé pour comprendre comment la Kinetic Chain s’autorégule vraiment ?

Le corps, une Kinetic Chain vivante
Une chaîne n’est jamais plus forte que son maillon le plus fragile. Dans le corps, c’est pareil : un blocage au pied peut remonter jusqu’au dos.
Le massage myofascial et le yoga en chaîne fermée offrent une réponse simple et puissante : libérer, puis réintégrer. Relâcher les tensions tissulaires, réactiver le mouvement global. C’est là que la biomécanique rencontre l’intelligence des traditions.
Quand la théorie devient pratique
Lors de ma dernière formation en massage postural à Chiang Mai, à la RSM International School, le Dr Ikeda (MSc en médecine du sport) nous a présenté de nouvelles méthodes pour identifier l’origine des douleurs posturales chez les sportifs de haut niveau.
Ces échanges ont profondément résonné en moi. Comprendre comment un déséquilibre local influence toute la Kinetic Chain, et comment un travail manuel, actif et passif peut restaurer la mobilité, c’est le cœur de ma recherche.
Entre tradition et performance
Cette approche fait écho à une tradition ancienne : le Kalari Marma Treatment, issu de la médecine ayurvédique et de l’art martial Kalaripayattu. Les guerriers s’y entraînaient à guérir : les thérapeutes libéraient les fascias, mobilisaient les articulations et stimulaient les points Marma, proches de nos trigger points modernes.
Le secret ? La respiration. Chaque extension devient une inspiration, chaque flexion une expiration. Tout est rythme, souffle et conscience — comme dans le Hatha Yoga traditionnel, où mouvement, souffle et concentration ne font qu’un.
Agir avec justesse
En thérapie corporelle, le geste juste ne consiste pas à appuyer plus fort, mais à savoir quand et pourquoi agir. On respecte la physiologie, les besoins réels du corps et ses limites.
Mon rôle n’est pas médical : il s’inscrit dans l’espace du fonctionnel, celui du mouvement, du ressenti et de la respiration. La Kinetic Chain devient alors une carte : elle révèle les déséquilibres, oriente le toucher et guide la rééducation naturelle.
Conclusion
Soulager, oui. Mais surtout, réorganiser le mouvement.
Le massage, le yoga et la compréhension de la Kinetic Chain ne sont pas des pratiques séparées, mais les maillons d’une même intention : rétablir le flux, l’alignement et la vitalité du corps.
Et si explorer la Kinetic Chain à travers le massage permettait enfin de comprendre comment le corps s’autorégule vraiment ?

Inspiration du jour
Thomas W. Myers – Anatomy Trains (2014)
« Le mouvement suit les lignes de force à travers le réseau fascial — si le tissu est restreint, le mouvement sera altéré. »
