Retrouvez une liberté de mouvement totale grâce au massage myofascial à Bordeaux Bastide avec la BioTouch Method®
Pourquoi le mouvement sans douleur commence-t-il par le souffle ?

Par Javi Molero – BioTouch Method®
Plus j’avance dans mon travail autour du fascia, plus je comprends aussi l’importance de définir clairement mon approche.
BioTouch Method® n’est ni de l’ostéopathie ni de la chiropratique. Je ne manipule pas les articulations et je ne cherche pas à « remettre » le corps en place.
Mon travail se situe ailleurs. Dans l’écoute et le travail des tissus myofasciaux, dans leurs continuités à travers le corps, dans la mobilité et dans la manière dont le corps organise ses tensions et ses compensations.
Et au centre de cette approche, il y a la respiration.
Pour moi, elle n’est pas simplement un outil de relaxation. Elle est un véritable levier. Un lien entre le mouvement, les tissus, les sensations et le système nerveux.
Associée au toucher, au rythme et à la mobilisation, elle me permet d’aborder le corps dans une dimension plus neurosensorielle. Travailler avec ce que la personne ressent, avec la façon dont son corps perçoit le contact et le mouvement, et progressivement, moduler certaines réponses de protection.
Des champs différents, des outils différents. Et je trouve important, en tant que praticien, de connaître autant la profondeur de son approche que ses limites.
Ce que le yoga m’a appris du souffle
Dans le yoga, la respiration n’est pas un accessoire du mouvement. Elle est ce qui l’organise. Chaque geste trouve son rythme dans une inspiration, une expiration, un temps de suspension. J’ai gardé cela dans ma manière de travailler le corps. Le souffle devient le fil que le toucher suit, la cadence interne à laquelle je m’accorde. Quand une personne respire pleinement, ses tissus ne répondent pas de la même façon. Le diaphragme, qui relie le thorax au ventre et se prolonge dans tout le tronc par le fascia, remet du mouvement là où il s’était figé. La mobilité s’ouvre de l’intérieur, avant même que mes mains n’aient beaucoup insisté.
L’éveil neurosensoriel
Le fascia est l’un des tissus les plus riches en terminaisons sensorielles du corps. Il n’est pas qu’une structure, il est aussi perception. Travailler le souffle et le toucher ensemble, c’est réveiller cette dimension sensible. La personne sent, écoute son propre corps, affine peu à peu la carte de ses sensations. C’est ce que j’appelle l’éveil neurosensoriel. Non pas forcer le corps, mais l’aider à mieux se percevoir. Et lorsque le système nerveux reçoit des informations plus claires, plus sûres, il peut relâcher une partie de sa garde.
Le mouvement libre naît de tissus libres
Un mouvement sans douleur est presque toujours lié à la liberté des tissus. Quand le fascia glisse, quand les couches ne s’accrochent plus les unes aux autres, le geste redevient fluide et économe. C’est là que la respiration prend tout son sens. Elle est, si je peux le dire ainsi, le combustible de cette autorégulation. Une respiration calme et profonde, surtout dans le temps de l’expiration, envoie au système nerveux le signal qu’il peut baisser ses défenses. Le souffle devient alors une énergie que la personne porte en elle, un outil qui n’a pas besoin de ma présence pour continuer d’agir.
Un toucher qui reste sûr
C’est la condition de base du toucher BioTouch. Il doit rester sûr. Je ne cherche jamais à provoquer une douleur vive, celle qui déclenche une protection. La compréhension actuelle de la douleur a beaucoup changé. La douleur n’est pas la mesure d’une lésion, elle est d’abord un signal de protection produit par le système nerveux. Si le toucher reste dans une fenêtre supportable et sûre, le système nerveux peut réévaluer ce qu’il perçoit, revoir son niveau d’alerte, et laisser aller. Le changement se fait ainsi, non pas contre le corps, mais avec lui.
La répétition, l’inconfort juste et la neuroplasticité
Et pourtant, tout progrès n’est pas sans sensation. Ici encore, le yoga m’éclaire. On n’avance pas en une séance. On avance par une pratique patiente, répétée, où le corps explore doucement ses limites. Il peut y avoir un inconfort, non pas une douleur aiguë, mais la sensation d’un seuil que l’on approche avec respect. Tant qu’elle reste dans cette fenêtre sûre, cette répétition est précisément ce qui permet au système nerveux de se réorganiser. C’est là que la neuroplasticité opère vraiment. Le corps apprend, s’adapte, construit de nouveaux schémas. Toute la nuance tient dans cette distinction. Un inconfort choisi, exploré progressivement, ouvre le chemin. Une douleur de protection, elle, demande toujours d’être écoutée et respectée. Le progrès vit dans le premier de ces deux espaces.
C’est ce que je vois se construire, séance après séance, avec les personnes que j’accompagne dans le Programme Privé Intensif. Chris, Gaëlle, Jean-Pierre, Anne, Cédric et d’autres viennent deux fois par mois pour se faire masser, et nous travaillons aussi la respiration en profondeur. Les résultats sont là, portés par la régularité. Peu à peu, chacun trouve ses propres rituels. Un auto-massage, une mobilisation, quelques minutes de respiration consciente. Et ce sont ces gestes répétés, entre nos rendez-vous, qui génèrent les vraies transformations.
Car je ne travaille jamais seul. Nous formons une équipe. Mes clients le savent, quand je leur dis : « Je vous vois comme des guerriers, et je travaille avec vous pour performer. » J’aime profondément cette image. Elle me vient du Kalari Marma, ce massage impérial du sud de l’Inde, une tradition ancestrale et millénaire née au Kerala, aux racines mêmes de l’art des guerriers. Prendre soin du corps y a toujours été indissociable de le rendre plus fort, plus libre et plus vivant.
Envie d’avancer, toi aussi, dans la régularité et la profondeur ?

Inspiration du jour
« Là où un coup violent peut blesser, un toucher léger peut guérir. »
PRINCIPE DE LA MARMA-THÉRAPIE · KALARI CHIKITSA, KERALA
